Roadtrip au Maroc

À la base, j’étais un peu réticent à l’idée de conduire une voiture au Maroc. La réputation de conducteurs des marocains n’est pas très bonne, les GPS pas trop à jour mais c’est tellement plus pratique, surtout avec les bagages pour deux et la liberté que ça procure. Pour être certain, j’avais consulté mon ami Mehdi qui m’a dit qu’il n’y avait pas de problèmes puisqu’un un ami commun (Nelson) avait conduit au Maroc et tout s’est bien passé. Le truc, c’est que Nelson est pilote de voiture pour les courses Enduro où les collisions font partie de la game! Malgré tout, j’ai pris la chance, combinée avec une assurance collision béton et j’ai loué une auto à Marrakech, une ville où les gens sont complètement sautés sur la route.

Ma blonde ayant manqué son vol pour me rejoindre à Marrakech, elle en a pris un autre vers Casablanca où j’ai dû aller la chercher. Cinq heures de route aller-retour dont une pour sortir de la ville, toute une initiation! Voici un petit vidéo qui montre l’ambiance sur la route.

J’ai dû m’adapter assez vite et heureusement, j’ai rapidement trouvé le niveau d’agressivité nécessaire (très élevé) pour survivre ici. Ça fait changement de la zénitude du désert disons…

 

Voici notre trajet

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Plus de 24 heures de route et 1500 KM, répartis sur deux semaines. On a fait une visite rapide de Marrakech et sommes partis vers le désert. J’y ai déjà passé une semaine mais ça aurait été injuste pour ma blonde de visiter le Maroc et de ne pas le voir. Donc première étape, retour dans le désert vers les grandes dunes de Merzouga. Deux jours de route sinueuse en montagne.

Jour 2

On fait escale à Ouarzazate chez une famille Marocaine trouvée avec AirBnB. Les maisons marocaines sont plutôt sobres vues de l’extérieur, faites d’argile et sans décorations ou ornements pour la plupart. Par contre, l’intérieur est très accueillant avec un grand salon qui peut accueillir entre 10 et 20 personnes et qui sert aussi de salle à manger et de dortoir pour la visite. Les gens qui nous accueillent nous servent une tajine marocaine et on passe la soirée à discuter de leur coin de Maroc. Ma blonde se fait faire un tatouage au henné par l’aînée de la famille sous l’œil attentif de son fils et de son neveu.

Jour 3

Arrivée à Merzouga après une autre journée de superbe route en montagne et dans le désert.

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C’est ici qu’on trouve les plus hautes dunes de sable du Maroc. C’est un endroit très touristique mais étant donné qu’on est en basse saison, il n’y a  presque personne.

Pour faire un peu changement, on voyage à dos de dromadaire jusqu’à notre campement.

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On contemple un nouveau coucher de soleil sur les dunes

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et on rejoins notre campement qui est pas mal plus luxueux que ce que j’ai connu la semaine dernière.

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Lavabo et table pour déjeuner

Et un vrai lit!

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On a droit à un spectacle de musique berbère

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Le lendemain, visite d’une famille de nomades, une femme et sa fille qui vivent dans un campement rudimentaire

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mais qui est quand même équipé pour recharger les batteries de leur cellulaire et donner une peu de lumière le soir.

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Elle nous font un genre de pizza fourré au poulet et légumes, c’est super bon!

On se lève avant le lever du soleil pour pouvoir le contempler

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Et c’est reparti pour notre plus longue journée de route!

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jusqu’à la ville de Fès qui nous accueille avec ce superbe pont éclairé…

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..qui sera le dernier signe de modernité pour les prochains jours puisque notre hôtel est dans la médina (la vielle ville fortifiée).

Jour 6

Notre embauchons un guide pour nous faire visiter la vieille ville en profondeur.

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En sortant de l’hôtel, on constate tout de suite qu’on vient de changer de monde.

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Au Maroc, les salaires sont très, très bas (salaire minimum d’environ 1500$ par année) et les équipements coûtent cher alors il y a une tonne de travaux qui se font toujours manuellement. Ici, il y a une tannerie de cuir où on teint encore le cuir à la main. Le cuir doit tremper quelques jours dans une solution d’eau, de teinture naturelle et de merde de pigeons (oui! oui!). L’odeur ici est infect mais ça ne semble pas trop affecter les travailleurs qui ont les deux pieds littéralement dedans.

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Ici, un artisan qui manœuvre un métier à tisser manuel

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un autre travaille le cuivre

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et d’autres qui font des tuiles de mosaïque, une par une, à la main et au marteau.

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Coucher de soleil sur la vieille ville. 50 000 personnes vivent dans cette ville où on trouve 9,600 rues et ruelles. Un véritable labyrinthe. Une chance que Google Maps existe parce qu’on y serait encore je pense.

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Fin de la journée et collation. Pas pu résister d’essayer ça! Tsé quand t’aime ça l’aventure.. J’en ai pas racheté 🙂

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Jour 7

Aujourd’hui, journée relaxe. On est aller se taper le nez sur le palais impérial de la ville qui n’est pas ouvert aux touristes. On peut juste en voir la porte extérieure.

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Un super beau parc

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Eux aussi, ils ont des clémentines du Maroc!

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Au Maroc, il y a 3 choses qu’on retrouve dans chaque ville. Une fontaine pour l’eau pour ceux qui n’ont pas l’eau courante, un four à pain communautaire pour que chacun puisse cuire son propre pain et un hammam, un bain publique, genre de Spa, normalement non-mixte. On en trouve un privé qui offre des services mixtes et on va se faire dorloter.

 

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Jamais rien vu de pareil! On nous installe d’abord dans un genre de sauna qui date des années 1700 avec des lits/sièges en marbre. On nous chauffe la couenne  pendant un bon 20 minutes pour ensuite nous enduire de savon noir, nous scrubber avec un gant en crin qui est parti avec environ 5 livres de peaux mortes.

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On termine le tout par un rinçage à l’eau très chaude et un massage par une spécialiste qui me donnait l’impression d’avoir quatre mains. Superbe expérience!

Deuxième semaine

La deuxième semaine se résume en ces quelques mots: Pluie, froid, panne d’auto, attente, ticket de vitesse et route. Je vous montre quand même quelques photos:

Chefchaouen, la ville bleue

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Avec son lavoir publique qui est toujours fréquenté

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A Rabat, on a visité le mausolée de Hassan II, dictateur mort il y a une vingtaine d’années. Les 4 gardes qui sont là ont l’air en s’ennuyer solide mais le chanteur/prieur a un certain talent.

 

Un faux palmier en béton qui sert de cache à une tour cellulaire.

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La superbe mosquée Hassan II de Casablanca! Très impressionnante!

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Question de pas être trop dépaysés à notre retour, on a fini notre voyage par une journée au centre-d’achat de Casablanca qui a un cinéma IMAX, un parc d’attraction et un aquarium.

 

Si vous vous êtes rendus jusqu’ici, merci pour votre intérêt et votre patience. Je recommande le Maroc à tout le monde, c’est un merveilleux pays avec une très belle culture qui vous assurera un dépaysement complet. Je compléterai mes notes de voyage par un autre article qui portera sur ma perception du monde musulman au travers du prisme marocain.

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Rencontre avec le désert 

 un moment donné, je sais que je vais perdre le réseau complètement . On est sur la route qui nous mène vers notre premier campement . Une route aux paysages incroyables avec des travaux majeurs à tous les 5km. De chaque côté de la route, des collines de sable et de roches qui ont été sculptées par les intempéries . Il y a des villages et quelques palmeraies, touches de verdure dans ce paysage aride.  Ça n’est en fait que le début , la porte du désert du Sahara. Contrairement à Marrakech , ici toutes les femmes sont voilées et les hommes portent la tunique traditionnelle . Certains sont à dos d’âne. Le choc culturel est complet! Je suis dans un reportage de National Geographics! 

En bon occidental, j’appréhende le moment où je serai complètement déconnecté même si c’est une des raisons qui m’ont attiré ici. Depuis plus d’un mois , je suis connecté en permanence sur la campagne électorale américaine et comme un voyeur qui regarde une télé réalité,  je ne peux m’empêcher de d’haïr Trump et de souhaiter son élimination au prochain épisode. Mais voilà, sans y penser , j’ai choisi ma date de voyage sans voir que je serais au beau milieu d’un néant numérique  le jour même de l’élection ainsi que les 2 suivants.  En même temps, j’ai presque hâte de m’infliger ce manque comme un junky qui dit qu’il peut s’arrêter quand il veut!

Arrivés à un certain point, on nous dépose sur le bord de la route et nous faisons une pause pour le dîner fait de pain,  de poulet grillé de fromage et d’olives.  On nous installe par terre et on mange avec nos mains. 

Les chameliers (ou dromadairiers,  je ne sais pas ) arrivent avec leur dromadaires calmes et impressionnants. 

J’ai pu faire la connaissance de mon groupe hier soir au souper.  Onze français et belges et je suis le seul québécois.  Ca fait bien mon affaire! J’ai vécu en France pendant 18 mois à la fin du siècle dernier et j’ai toujours eu assez de facilité à m’intégrer aux européens. Je voulais être dépaysé alors je fais d’une pierre deux coups.   C’est un groupe très intéressant et calme, pas de tête croche, en tout cas, pas jusqu’à maintenant.

 Il y a une famille de belges , la mère avec ses 2 fils de 22 et 19 ans. Une mère parisienne et sa fille de 30 ans. Regis, un gastro entérologue de 57 ans,  super cultivé et drôle.  Il y a Vincent et Caroline, petit couple parisien de 30 ans très speedés. Lui parle beaucoup et elle est très nerveuse mais ils sont très sympathiques. Il y a 2 autre personnes seules et notre super guide,  Amid, qui répond à toutes nos questions et trippe à nous faire découvrir le désert,  sa langue et sa culture.

Après une heure et demie de marche,  on s’arrête pour monter le campement. Une grande tente salle à manger, une autre pour les chameliers et plusieurs tentes igloo pour deux personnes. Certain diront que je suis un peu snob mais je me suis pris une tente pour moi tout seul.  On passe une semaine complète dans le désert sans autre eau que celle que l’on boit,  ce qui veut dire pas de douche ou même de lavage à la débarbouillette. L’idée de me retrouver avec un inconnu  dans une tente dans ces conditions ne me faisait pas vraiment tripper. En plus, je dors à l’hypothénuse (en diagonale) puisque la plupart des tentes sont trop petites pour moi. J’ai l’impression  que je ne vais pas regretter mon choix! 

Le paysage autour du campement est tout simplement spectaculaire. 

Bon là j’ai vraiment plus de réseau! Aucune idée quand ça reviendra. . . 


Jour 2

La première nuit en camping s’est plutôt bien passée. Étonnamment,  j’ai dû mettre des bouchons pour arriver à m’endormir. Des chiens,  dans un village près de nous aboyaient sans arrêt et un de nos dromadaires a décidé de prendre une marche près des tentes. Quand ils sont en rut,  ils se mettent parfois à faire un espèce de son glutural avec leur langue qui ressemble à quelqu’un qui aurait l’estomac vide mais en beaucoup plus fort comme vous pouvez l’entendre dans cette  vidéo.

On dit que le dromadaire blatère, le mot déblatérer viens de là ! 
La température cette nuit est descendue autour de 5 degrés celcius,  une chance que j’ai un bon sac de couchage! On s’est levés avec le soleil et paquetés nos petits avant le déjeuner. Je me suis fait posé des questions sur mon beurre de pinottes que les Français ne connaissaient pas. Pas pu m’empêcher d’en amener, j’ai besoin de plus que du pain et de la confiture pour tenir.

Ensuite , départ pour une journée de 4.5 heures de marche. On est toujours à l’entrée du désert alors on peut encore voir des îlots de verdure,  c’est superbe. 

Sur notre chemin,  on croise un espèce de village, un genre d’ancien monastère où les nomades s’arrêtaient il y a longtemps.  Il y a encore des gens qui vivent ici et ça nous permet de se réapprovisionner en eau, c’est la dernière fois pour cette semaine.

Je commence à réaliser à quel point il est possible de consommer peu d’eau dans une journée. Environ un litre et demie pour boire, encore un peu pour le thé, 3 fois par jour. Le reste pour le lavage de mains et des dents. Moins de 3 litres par jour comparés aux 100 à 200 à la maison,  c’est toute une différence!  Notre guide nous parle constamment de l’eau,  de l’importance de ne pas la gaspiller, que l’eau c’est la vie , etc… C’est vraiment au coeur de préoccupations . Voici dnotre réserve pour la semaine pour 17 personnes. 

Même si ça fait juste deux jours qu’on est parti, je commence réellement à intérioriser le désert.  On marche en silence dans un endroit où on a l’impression que la main de l’homme n’a jamais mis le pied. Je me concentre sur la place où je mets les miens,  je me suis assez pété la gueule cette année.  Je suis comme dans une espèce de trance. Tu penses plus à rien et tout à coup tu lève la tête et tu vois ça a perte de vue ! 

Même si je sais que c’est le jour de l’élection américaine, j’en ai vraiment plus rien à faire. Je suis dans le ici et le maintenant et c’est pas un gros con orange qui va me gâcher ça ! 

Jour 3

Aujourd’hui,  on y est! On est entrés dans le désert que tout le monde imagine,  celui des dunes de sable et de Tintin au pays de l’or noir. 

Pour y arriver, on a marché plus de 4h, longé une rivière pratiquement asséchée (le Draa)

 et traversé une plaine de roches. 

Le soleil commence à taper assez fort merci. On l’a en plein visage toute la journée alors ça prend de la crème solaire et un chèche,  une espèce de foulard en tissus qu’on passe autour de la tête. 

Ca protège super bien du soleil,  de la chaleur et des maudites mouches qui nous harcèlent dès qu’on s’arrête un peu. Malgré tout,  il fait pas si chaud que ça , environ 25 degrés. L’été,  ça monte à plus de 45 degrés.  Il fait tellement chaud que les pierres fendent littéralement en deux! 

On s’arrête pour monter le campement et on passera deux nuits ici.

Le point de vue est superbe! 

Et le coucher de soleil. 

Jour 4

On a marché autour de notre campement aujourd’hui,  alors pas grand chose à signaler côté paysage à part des dunes de sable et un autre coucher de soleil exceptionnel! 

Côté hygiène,  à voir la réaction des mouches quand on arrive,  on doit pas sentir super bon. C’est quand même beaucoup moins pire que ce que je pensais. Je me « lave » tous les soirs avant de me coucher avec des serviettes humides du genre pour bébé. C’est un peu collant après mais j’ai au moins l’impression d’être propre.  Pour la toilette,  on repassera! Un trou dans le sable avec une petite tente pleine de mouches au dessus! Faut être motivé en sibole! 

Le gros avantage de voyager avec des Français, c’est qu’ils sont vraiment difficiles côté bouffe. Étant donné que l’agence qui organise le voyage est française,  elle doit fournir de bons repas si elle veut survivre. On a un super cuisinier qui arrive à nous faire des repas excellents sans frigo et avec un équipement réduit. 

Pour le pain , il est fait directement sur place.  On ramasse un peu de bois en marchant dans le désert et le pain est cuit dans un four creusé dans le sable. 

On mange tout le temps mais c’est super santé. Plein de légumes, de fruits et de poisson en canne. On boit du thé vert comme des tous mais ils le servent avec une quantité incroyable de sucre qui ferait pâlir de ridicule une canne de coke.

Avant le souper,  un des membres du groupe va s’asseoir avec le cuisiner et les chameliers dans leur tente et ils commencent à faire de la musique arabe. Rapidement ,  tout le groupe les rejoint et c’est le party dans la place. 

Jour 5

Dernière journée complète dans le désert mais non la moindre. On a 6h30 de marche à faire et j’ai deux ampoules aux pieds qui viennent d’exploser. Dire que le sable est partout est un euphémisme. Mes souliers de marche ont un dessus en filet qui laisse bien passer l’humidité mais aussi le sable qui lui passe à travers les bas. On s’en rend pas trop compte mais ça use la peau à la longue.  

Après la pause du dîner,  tout le monde part de son bord. Certains lisent,  d’autres dorment et d’autres comme moi s’installent à l’écart sur une dune de sable. En fermant les yeux, je me rend compte du silence assourdissant qui règne ici. C’est pas un silence de nature comme chez nous où y a toujours des bruits de branches,  de feuilles et d’oiseaux. Ici,  il n’y a strictement rien,  on se croirait presque dans une tombe…jusqu’à ce que les maudites mouches me retrouvent! 

En après-midi, on passe par un ancien village où vivent maintenant encore une cinquantaine de personnes.  De l’extérieur , le village a l’air d’une forteresse. 

On entre à l’intérieur des murs et on croise le chef du village qui nous invite à prendre le thé chez lui. Les murs ont plus d’un pied d’épaisseur et sont faits d’argile et de paille. C’est très frais car le soleil n’entre pas directement et  y a un courant d’air qui suit les rues.  

Quand on entre dans sa maison, on est tous surpris par ce qu’on y voit (désolé, pas le droit de photos) . Les pièces sont très  grandes avec des plafonds d’au moins 15 pieds de haut.  Les murs sont peints en blanc à partir du bas jusqu’à la moitié. Ils ont de l’électricité pour l’éclairage.  Il y a même une vieille télé avec un lecteur VHS qui ont l’air de fonctionner dans un coin. La femme du chef nous fait un thé avec une quantité de sucre incroyable.  Elles nous demande si on a des gouttes pour les yeux puisqu’elle fait une infection et qu’ils n’ont pas accès à des médicaments facilement.  Quelques personnes lui en donne pour qu’elle les garde.

Le voyage achève, on monte notre dernier campement, c’est le retour demain matin. 

Jour 6

En remplissant la fiche d’évaluation,  j’essaye de trouver des points négatifs à ce voyage et je n’en trouve pas. La bouffe, les paysages, le niveau de difficulté, les gens, le guide, le confort général, tout était génial. J’étais venu dans le désert pour être avec moi même et c’est réussi! En même temps,  j’ai rencontré un groupe de personnes trippantes et respectueuses, très loin du cliché des Français qui s’engueulent tout le temps. La sainte sibole de paix avec un groupe de 12, faut le faire!  
J’ai eu une connexion internet pendant environ 10 minutes hier.  Assez longtemps pour constater la gueule de bois planétaire qui a suivi l’élection de Trump. Étrangement, ça ne me fait pas grand chose. À quelque part, je sais qu’à partir de maintenant, je n’ai qu’à me replonger en pensées dans le désert Marocain pour me reconnecter avec ce qui est vraiment essentiel! 

Pour terminer,  une photo de mon groupe! 

Je recommande fortement ce voyage à ceux qui veulent vivre ce genre d’expérience.  La compagnie qui les organise s’appelle Terre d’aventure (www.terdav.ca),  la randonnée s’appelle « La caravane du sud ». Si vous avez des questions ou des commentaires,  allez-y fort,  ça me fera plaisir d’y répondre .  En attendant,  je pars chercher ma blonde à l’aéroport pour un autre deux semaines à visiter le Maroc en 4×4!

C’est un départ – prise 2

Me revoici à l’écriture après plusieurs mois de pause. En raison d’un deuxième pétage de gueule en catamaran avec mon petit frère , j’ai dû subir une chirurgie au genou et me tenir tranquille pour la récupération. Pas d’histoire d’horreur sur le système de santé à raconter cette fois-ci,  j’ai payé 3,000$ et le tout était reglé en 10 jours. Au public, j’en avais pour au moins 6 mois à attendre sur des béquilles, alors pas question! Tout va bien maintenant,  et c’est ce qui compte! 

J’arrive aujourd’hui à Marrakech pour un voyage de 3 semaines au Maroc, voyage qui je pense sera très différent de ceux que j’ai fait jusqu’à maintenant. J’ai voulu changer des voyages en Europe comme j’en ai fait au cours des dernières années et aller tâter un peu du tourisme d’aventure. Ça fait plus d’une semaine que je suis dans les achats et les bagages pour préparer ma semaine de camping dans le désert.  Une chance que je pars pas pour le mont Everest , j’aurais bien eu besoin de 6 mois ! Quand tu pars en camping en chameau, faut que ton stock soit léger alors je suis allé me faire arnaquer chez La Cordée et je suis parti avec 40 livres de stock qui pèse rien! 

Je vous laisse avec la photo d’un nouvel ami rencontré à Marrakech et je vous reviens avec des images du désert dans quelques jours .